mardi 14 mars 2006
Jusqu'au DECD et après...
Formation initiale
Diplôme d'État de docteur en chirurgie dentaire
Les études en chirurgie dentaire ont une durée de 6 ans (y compris le PCEM1). La thèse d'exercice est soutenue à la fin de la 6e année d’études.
Internat en odontologie (facultatif, il s'agit du cycle long qui mène également au DECD) : durée de trois ans après la 3e année du 2e cycle. La thèse d’exercice peut être soutenue après le 2e semestre d’internat.
Formation continue
Diplômes nationaux du 3e cycle
- CES (Cerrtificat d'Etudes Secondaires) Biologie de la bouche, option Histo-embryologie
- CES Technologie des matériaux de l'art dentaire
- CES Pédodontie
- Certificat d'études cliniques spéciales, mention Orthodontie (CECSMO)
- Diplôme d’études supérieures - Chirurgie buccale (DESCB)
Diplômes d’université
- DU Acquisition des bases fondamentales en implantologie orale
- DU Implantologie orale appliquée
- DU Sédation consciente : durée 1 an
- DU Parodontologie clinique
- DU Esthétique du sourire
- DU Odontologie Interdisciplinaire
lundi 13 mars 2006
Nos ancêtres dentistes
Le Traité des Dents, de Fauchard, un aperçu de la dentisterie au 18ème...^^
trouvé sur http://gallica.bnf.fr/
tapez "traité des dents" dans recherche par titre ou "fauchard" par recherche auteur...
pad
Résultats des courses en PAD (prothèse adjointe) je valide la matière, avec une bonne moyenne donc moral +++ :)
Avec les encouragements d'un ami en fin d'études qui a vu mes travaux sur mes étagères chez moi, et qui en a apprécié la finesse. Ca me conforte dans cette voie et j'aime de plus en plus me rendre compte que je ne vois pas le temps passer lorsque je sculpte, modèle, ajuste, fraise....^^
vendredi 10 mars 2006
un canal, un tunnel...
Voilà aujourd'hui séance d'endo (traitement de racine...)sur une incisive (ce qu'il y a de plus simple...un seul canal un seul foramen..)
en gros ça ressemble...à ça:

et voilà l'hécatombe: on nous enseigne la technique de Roanne au r-flex. On obture à la gutta (morceau de "latex") condensée latéralement à froid puis à chaud. En fait on fait ça:

afin d'obtenir ça (imaginez la même chose sur une incisive)

Le but étant d'assainir puis d'obturer un canal infecté.
2 canaux se sont présentés à moi: un mini canal calcifié que j'ai tout d'abord labouré, puis un maxi tunnel avec apex à 50.
J'ai foiré la condensation, la gutta fuyait de partout.
Si jamais quelqu'un lit ces lignes et pouvait me donner une idée:
* comment optimiser la cavité d'accès sur canaux calcifiés et rétractés
* comment créer une matrice apicale sur des apex énormes avec des limes seulement jusqu'au 60....
mardi 7 mars 2006
A quoi passer ses journées en dentaire?
La première partie des études est un cycle préclinique, c'est à dire que l'on travaille essentiellement sur des modèles "fantomes", des mannequins métalliques qui ressemblent à un patient, sur lesquels on visse des modèles en platres pour s'entrainer sur: des dents en ivoirine ainsi que des dents naturelles, selon les TP.
On y apprend les gestes, les techniques de base en dentisterie et en prothèse. Le perfectionnement vient en clinique à partir de la 4ème année, où l'on travaille "au fauteuil" en clinique dentaire, avec de vrais patients.
Au menu de la préclinique:
fabrication et montage en prothèse adjointe ("dentiers")
prothèse fixe (implants et couronnes)
odontologie conservatrice (traitement des caries et traitement de racine (endodontie) autrement dit tous les traitements visant à conserver la dent sur l'arcade).
A côté de ces enseignements pratiques à environ 60% du temps, des enseignements théoriques précliniques (prothèse, odontologie conservatrice, morphologie dentaire) et des matières fondamentales (anatomie, histologie, physiologie).
Puis des enseignements de séméiologie, un peu de droit...
samedi 4 février 2006
réflexions sur les soins dentaires aux personnes âgées
"La santé dentaire des personnes hospitalisées a longtemps été sous-estimée. On considérait comme normal de perdre ses dents. Les conséquences de cette mauvaise santé des bouches sont aussi sous-estimées : infections, dénutrition, dépistage de tumeur. La qualité de vie et l’image de soi sont touchées", expliquait le docteur Paul Karsenty, chirurgien-dentiste chargé des questions bucco-dentaires à la Direction Générale de la Santé, lors de l’ouverture de la "Journée du sourire" à l’Hôpital Émile-Roux (Assistance Publique - Hôpitaux de Paris) de Limeil-Brévannes (94). Dans le cadre de la "Quinzaine du sourire" organisée en octobre 2004, le groupe de travail "Prévention et soins bucco-dentaires des aînés" a animé des conférences et dressé un état des lieux des bouches des personnes âgées.
"Les soins de bouche sont évidemment au cœur du prendre soin qui anime chacun dans un hôpital gériatrique. Plus largement encore, ils débordent la mission du service public hospitalier et constituent un thème majeur de santé publique", développe Pierre Frédéric Salmon, directeur de l’hôpital Émile-Roux. Pour lui, chacun, y compris le personnel administratif, doit être soignant, c’est-à-dire attentif et vigilant.
Les objectifs de l’Organisation Mondiale de la Santé en 2000 visaient une baisse de 15 % des pathologies parodontales et une baisse de 20 % de l’édentement chez les soixante-cinq ans et plus. En pratique quotidienne, Agnès Veille-Finet, de l’Association Internationale de Gérodontologie et dentiste au sein l’action de prévention à l’hôpital Louis-Mourier (AP - HP) de Colombes (92) constate "le mauvais état bucco-dentaire des personnes institutionnalisées et l’offre inégale des soins de proximité".
Certains services de stomatologie offrent, certes, des soins de dents, mais le docteur Karsenty ne dénombre que vingt services hospitaliers d’odontologie pour toute la France. Sans compter que la prise de médicaments peut accroître les risques de mauvaise santé buccale…
En 2002, le Département de l’Essonne faisait un constat "de bouches à l’abandon". Françoise Marchand-Buttin, médecin coordonnateur de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Paris pour la promotion de la santé bucco-dentaire dans les "établissements hospitaliers pour les personnes âgées dépendantes", poursuit l’enquête dans l’Est parisien auprès des personnes âgées en institution. Elle annonce quelques timides améliorations globales, mais le bilan intermédiaire présente toujours un lien étroit entre patient dépendant et hygiène buccale défectueuse.
Des projets s’échafaudent comme celui d’un bus dentaire. Associé à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie et à l’Union française pour la Santé Bucco-Dentaire, il servirait pour les soins délocalisés et serait équipé d’un hayon élévateur pour l’accès des fauteuils roulants. Hervé Caron, chirurgien-dentiste et vice-président de l’Union française pour la Santé Bucco-Dentaire, précise : "Le grand travail porte sur la façon de se servir de cet outil et il faudra repérer en amont les pathologies."
"Ce patient avait tendance à garder la bouche fermée pour parler… Voyez les dégâts qu’a provoqués sa prothèse défectueuse", montre à force de mâchoires grandes ouvertes sur diapositives le docteur Larbi Bendid, chirurgien-dentiste prothésiste de l’hôpital Émile-Roux. Les prothèses dentaires sont mal nettoyées, mal entretenues et il est difficile de les marquer aux noms de leurs propriétaires. "Quelques-fois, on retrouve les prothèses d’une chambre à l’autre", intervient Agnès Veille-Finet. Provisoires, elles durent et abîment les dents restantes ou les gencives et les muqueuses. "Certains patients la gardent plus de trente ans !", s’exclame le prothésiste. Définitives, elles sont garanties pour un port d’environ dix ans. Une aide-soignante n’y tient plus et interpelle : "On ne court pas chez le dentiste. C’est culturel ! On se dit que l’on peut faire passer la douleur avec un peu de paracétamol… Mais ces horreurs, ça fait peur !"
Josette Lévêque, directrice des soins et coordinatrice générale des soins à l’hôpital Émile-Roux, rend hommage à l’action du groupe de travail, en œuvre depuis trois ans. Elle précise : "Le malade âgé est complexe, poly-pathologique et vulnérable. Il présente souvent des troubles du comportement et une perte d’autonomie. Il est rarement heureux d’être avec nous. Ce contexte n’est pas facile pour l’équipe." Geste technique, relationnel fort entre le soignant et son patient, prévention et confort se conjuguent délicatement.
"Je me suis rendue compte que tout ce que j’enseignais dans les formations théoriques c’était bien, mais…". Agnès Veille-Marchand a passé six semaines cet été dans le service du long séjour de l’Hôpital Louis-Mourier. Elle a ainsi pris conscience des difficultés des pratiques de soins de bouches. "Avec les malades respiratoires ou dès qu’il y a un saignement, les soignants ont une appréhension. Ils ont peur de faire mal au patient. Il est important de parler du bien-être que procure le soin. Le malade pourra mieux s’alimenter et mieux communiquer après", explique la dentiste. Elle poursuit : "Je crois qu’il y a quelques solutions pour améliorer la toilette et des systèmes D à adapter." D’échanges en témoignages, les expériences des uns donnent des idées aux autres.
Un film pour informer
Marie-Fleur Bernard, infirmière spécialiste clinique à l’Unité Mobile d’Accompagnement et de Soins Palliatifs à l’hôpital Émile-Roux, est qualifiée à l’unanimité de pionnière en matière de prévention des soins de bouches. Chef de projet du film "Réhabilitation des soins bucco-dentaires aux personnes âgées", elle est aussi félicitée pour ses qualités "pédagogiques" : "Le groupe de travail sème ses compétences. Ils se contaminent entre soignants. Les cent vingt métiers de l’hôpital sont mobilisés. La qualité de leur travail donne envie de s’impliquer", déclare Josette Lévêque.
Destiné au grand public, mais diffusé en premier en interne à l’hôpital et à l’attention des équipes soignantes et des élèves infirmiers, le film sensibilise aux aspects pratiques des soins de bouches avec chaleur humaine. Du patient autonome qui se brosse les dents tout seul à celui qui refuse le soin avec des gestes de violence, à la patience de l’aide-soignant ou de l’infirmière... Étape par étape, scène après scène, l’état des dents, de la langue, des lèvres, la question du goût, des odeurs, des problèmes de déglutition sont posés et les soins adaptés sont proposés. Ce film, réalisé par Lubert Varsovie, ancien aide-soignant actuellement membre du service communication de l’hôpital Émile-Roux, a été entièrement tourné au sein de l’hôpital avec ces malades et ces soignants sans trucages, ni jeux d’acteurs. "Réhabilitation des soins bucco-dentaires aux personnes âgées" a reçu le prix spécial du film de prévention au festival du film des entretiens de Bichat 2004 et le premier prix du pôle soins infirmiers du festival Filmed (Festival International du Film Médical) 2004 d’Amiens.
"Même si on ne mange pas, dans les deux heures qui suivent le meilleur des nettoyages, un film se dépose sur les dents, du fait de la salive, comparable à un résidu de thé dans une tasse : c’est la plaque dentaire !" À l’aide de son "docteur Quenotte", Hervé Caron, chirurgien-dentiste et vice-président de l’Union française pour la Santé Bucco-Dentaire, présente quelques conseils devant un auditoire de personnes âgées. Les règles sont simples : non au grignotage (ce qui est aussi valable pour le tour de taille), se laver les dents, utiliser un dentifrice fluoré et effectuer au moins une fois par an une vérification chez un praticien.
Pour se brosser correctement les dents, le dentiste rappelle la méthode BROS.
B comme ouvrir la Bouche et commencer par la mâchoire du Bas.
R comme le mouvement Rotatif, on doit se servir de la brosse en tournant le poignet de la gencive vers la dent. Pour les poignets délicats, les brosses à dents électriques font preuve d’efficacité, elles apportent aussi un côté ludique à la personne dépendante non coopérante aux soins de bouche.
O comme Oblique, pour penser aussi à brosser doucement la gencive.
S comme suivre toujours le même trajet, de bas en haut de l’intérieur vers l’extérieur, puis le dessus de la dent, et n’oublier aucune face.
Le dentiste conseille encore de se brosser la langue, source des mauvaises haleines. "La salive, c’est le liquide vital de la cavité buccale. Nous en produisons 1,5 litre par jour. Mais il ne faut pas qu’elle stagne !", s’exclame le chirurgien dentiste. Il poursuit : "Une dent qui bouge, une prothèse mal adaptée, une dent mal nettoyée peuvent enflammer la gencive : il faut le signaler à temps". Et de citer Aristote : "Tous nos actes visent à éviter la douleur et la peur". Une dame reprend en leitmotiv : "De toutes façons, moi, je n’ai plus de dents !". L’essentiel admis par le dentiste est : "D’être bien dans sa bouche, car elle peut encore servir ! On va depuis trente ans sur la lune, on ne va quand même pas se laisser embêter par sa bouche !"
source F. de Maistre, nov 2005
vendredi 3 février 2006
vos plombages
Peut être vous demandez vous pourquoi ce nom....
On appelle communément un plombage un amalgame.
Ce qu'on vous met dans la bouche n'est pas du plomb, mais un alliage, mélange d'argent, de cuivre et de mercure.
Le mercure des amalgames n'est pas toxique en bouche puisqu'il se retrouve "piégé" dans les autres métaux de l'alliage.
On en pose de moins en moins pour des raisons esthétiques, bien que ce soit un matériau d'obturation durable et bon marché!
un si beau métier!
Etre dentiste, vouloir devenir dentiste
quelle drôle d'idée....
Le mythe populaire de l'arracheur de dents est ancré dans les esprits. Je vais maintenant vous montrer pourquoi je crois que dentiste est un beau métier, dans une perspective éthique et profondément humaine.
* Etre dentiste, c'est redonner le sourire*
Le sourire est un élément social fondamental pour tout Homme. Nos dents sont le reflet de notre personnalité, et c'est ce qui frappe en premier quand on rencontre une personne pour la première fois.
La taille, la couleur, l'état général...et bien sûr la présence ou l'absence de dents.
Je veux aider les personnes à aimer sourire, à oser afficher leur sourire sans crainte. Oser sourire, laisser porte ouverte à nos émotions, c'est un premier pas vers un bien être général. Sourire permet de voir les aspects positifs de la vie.
Chercher un emploi lorsqu'on est édenté accentue la difficulté de la chose. Et freine l'accès à certains métiers de contact. Je veux aider les personnes à accepter leur édentement et le traiter avec elles, pour qu'elles retrouvent non seulement leur fonction masticatrice, mais aussi élocutrice: pouvoir parler, se (re)socialiser! Briser cette barrière sociale de l'édentement. Ceci est valable pour tout âge de la vie même et surtout pour nos seniors.
*Etre dentiste c'est soulager*
On ne parle que de la douleur au cabinet dentaire. Mais la plupart des gens occultent l'aspect curatif: souvenez vous comme on se sent bien lorsque notre dent ou notre gencive ne fait plus souffrir!
C'est un moment un peu délicat au cabinet, mais on est tellement mieux après! C'est parfois une véritable renaissance!
*Etre dentiste, être artiste*
Le métier de dentiste requiert des aptitudes manuelles, artistiques, la vision en 3D, savoir apprécier formes et volumes et se les imaginer avant de les réaliser. Lors de la pratique de cette profession éminement esthétique, on se glisse souvent dans la peau des artistes, des sculpteurs, pour reproduire au mieux ce que la nature sait faire, et que ça passe inaperçu. Restaurer, sculpter, redonner un aspect naturel, esthétique sur des matières aussi petites que l'est la dent. Jongler avec la palette des matériaux. Utiliser ses mains.
Un bon compromis entre la chir plastique et la joallerie.....
* Etre dentiste c'est être soignant*
Avant toute chose le dentiste fait partie du corps médical au même titre que les médecins et les sage-femmes.
Cela signifie qu'il reçoit un patient (et non un client!), avec son histoire, son caractère, ses antécédents chirurgicaux, médicaux...
Même si notre exercice est limité à la sphère oro-buccale, il convient d'être à l'écoute du patient, accueillir la plainte avec respect et compassion comme tout acte médical.
Missions du dentiste
Voici les valeurs auxquelles je tiens
exercer une médecine dentaire, ne pas se cantonner à des actes et des techniques, être un praticien
la dent et la sphère buccale sont des parties d'un corps humain
accueillir le patient comme il se doit avec ses craintes et ses angoisses, écouter
prendre en considération toute douleur et ne pas automatiquement la dénigrer
participer au combat contre la peur collective de la roulette
informer le patient sur les soins que l'on fait, détailler les étapes....expliquer, montrer, pour démystifier les instruments! Des instruments de soin, pas de torture!
agir pour la prévention, expliquer les intérêts des mesures prophylactiques
prendre son temps pour mettre le patient à l'aise
agir pour l'accès aux soins dentaire des plus démunis
schéma des études
La première année de chirurgie dentaire est commune avec la première année de médecine (pcem1). Il faut être classé en rang utile au concours pour pouvoir choisir dentaire.
Suite à cette année, la 2ème année du 1er cycle des études odontologiques (pceo2)
puis un deuxième cycle comprenant 3 années: dceo1, dceo2, dco3
enfin l'année de thèse nommée T1.
Après, plusieurs spécialisations possibles, un seul certificat d'études secondaires est reconnu, c'est le CES-ODF (orthopédie dento facial autrement dit "orthodontie").
On peut faire plusieurs DU (diplomes universitaires) sur des sujets bien différents comme génétique ou esthétique du sourire, implantologie....etc!
