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mercredi 7 juin 2006

réflexions sur ma mémoire

Je suis toujours impressionnée par la vitesse de retombée du stress après des épreuves. Le cerveau humain m'impressionne de plus en plus...

Cette amnésie post-examens, si perturbante, on oublie combien les moments de révision ont été durs, les nuits blanches à essayer de farcir sa mémoire avec des détails inutiles.

Et ce phénomène était encore plus impressionnant à la sortie du concours de médecine. Du jour au lendemain, passer d'un état d'ébullition à un vide énorme dans la tête.e

Je ne sais pas pourquoi le cerveau décide de retenir ou de zapper une information. L'autre jour, en rentrant du service, on m'a raconté ce qui s'est passé le matin, les nouveaux patients etc....Sans le vouloir j'ai répété au cours de la journée suivante tous les noms des patients (que je n'avais fait qu'écouter) au cours d'une conversation, ce qui a laissé sans voix mon interlocuteur...

Je retiens souvent des détails comme ça, quand on me parle, les noms, les dates, les chiffres...du premier coup et pour longtemps sans qu'on ait besoin de me le rappeler.

Je crois réellement que l'on apprend bien que lorsque l'on n'est pas obligé à le faire. Lorsque je feuillette sur la toile des sites de virologie par exemple, ou que je lis, parce que j'en ai l'envie, des pages sur des symptomatologie et des traitements, je retiens sans problème.

Par contre le travail de mémoire est beaucoup plus long et difficile lorsqu'il s'agit justement de mémoriser activement le même contenu, devant un texte ou même un cours que l'on me lirait.

Je me pose énormément de questions sur mes méthodes d'apprentissage, sur LES méthodes d'apprentissage actif, en cours, à tous les niveaux.

Je pense que les cours magistraux sont inadaptés au possible à un apprentissage actif et volontaire. De même, l'utilisation généralisée des power point comme support de cours me met hors de moi. Je comprends l'intérêt en gain de temps pour l'enseignant, mais c'est antipédagogique au possible: en cours, au lieu de s'intéresser au contenu, on est obligé de passer plus de temps sur la forme, et jongler dans notre esprit entre le texte projeté, les paroles de l'enseignant, et les notes, que l'on doit organiser. Comment tirer parti d'un cours magistral pour qu'il en reste quelque chose à long terme?...

Au sortir du cours d'un enseignant qui donne sa conférence sans support visuel informatique, j'ai souvent une vue plus synthétique du cours.

J'ai essayé plusieurs méthodes:

* ne pas tenir compte du support visuel et comprendre en écoutant les seules paroles
>le problème c'est que l'enseignant, lui, en tient compte du support, dans ses paroles...d'où souvent un cours oral qui semble désorganisé

* ne pas prendre du tout de notes, simplement écouter activement. J'ai beaucoup utilisé cette méthode à la fin de l'année, mais que reste-t-il, plusieurs semaines plus tard, du cours dispensé? pas grand chose, surtout quand les seules traces écrites du cours se résumment à un "poly" constitué de la juxtaposition desdites diapositives du power point.

Je réfléchis à une méthode qui me permettrait à l'avenir de tirer parti efficacement des cours qui nous sont proposés, sans perte de temps.

Posté par amy_ à 13:18 - carnet de fac - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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